Au temps de Jules César, une voie romaine traversait le site de Montataire. Puis, au 3ème siècle, les Germains descendirent dans nos vallées et chassèrent les Romains.
Au croisement de la vallée du Thérain et de
l’Oise,
Montataire
de part sa situation privilégiée est depuis longtemps un site stratégique. Dès
la préhistoire, les hommes étaient présents à Montataire comme l’attestent les
nombreux vestiges retrouvés. C’est à l’époque de la conquête de la Gaule par
Jules César que Montataire acquiert son nom « Mons ad theram » « Le mont près du
Thérain » constitue un site de choix pour l’établissement d’un camp retranché.
Au fil du temps, un peuplement s’organise autour du camp formant ainsi le premier noyau de la ville. Jusqu’au XIe siècle, Montataire fait partie du domaine royal tout comme Creil. Hugues, comte de Clermont, reçoit ensuite le domaine pour son mariage. Son fils, Renaud II, un siècle plus tard, conformément au souhait du roi de France, fait construire le château composé d’un donjon et de quatre tours.
Le Château de Montataire a maintes fois été aux rendez - vous de l’histoire :
- Guillaume Calle, instigateur de
la célèbre révolte des Jacques, y avait tenu son quartier général et de ce lieu,
a défié les nobles locaux. Une flambée de violence et de tuerie gagna toute la
région picarde. Le château fut brûlé et pillé et ce n'est qu'au 15ème siècle que
sa reconstruction fut entreprise par la famille Madaillan venue de Gascogne
jusqu'au 17ème siècle où Louis II de Madaillan épousa Anne de Béchamel.
- Le roi de France Charles « le
Mauvais » y a vécu pendant près d’un an.
Les origines de l’église Notre Dame remontent à la même époque que celle du château. De 1225 à 1230, une campagne de travaux transforme la petite collégiale romane originelle.
Le clocher quant à lui, ne fut ajouté qu’au XIIIe siècle. Certains remaniement du XIXe siècle n’ont pourtant pas affaibli l’esthétique originelle de l’édifice.
Les chapiteaux extrêmement bien conservés nous replongent immanquablement dans l’univers fantastique médiéval : motifs végétaux, dragons, chimères.
Ce sont le Seigneur
Hugues de CLERMONT et son fils Renaud II qui firent bâtir l’église et le
château. Les deux édifices seront agrandis et reconstruits au cours des
siècles.
Au XIIIe siècle, Les « la Tournelles » Seigneurs de Montataire firent
élever un sanctuaire (art ogival) dans l’église.
Louis – Joseph de MADAILLAN, Marquis de MONTATAIRE fut inhumé, le 18 mai
1739, sous le chœur de l’église « Notre Dame » de MONTATAIRE.
Des temps anciens, on a découvert en 1849, 5 sarcophages près du petit château, puis d'autres depuis 1957.

la fontaine du jubilé
érigée en l'honneur de la Reine Victoria d'Angleterre, en 1987, à
l'occasion de son jubilé de diamant, d'où son nom. Elle se trouve dans la côte
des marronniers, à proximité de l'Eglise Notre-Dame et du château.
Le Baron de Condé a acheté le château en 1847. Veuf, il a épousé en secondes
noces Agnès Anna Cécile Schultze dont il n'a pas d'héritier. Le château a donc
été légué à Naylor Dunbar Schultze, son beau-frère, puis à son fils Alfred Cécil
Dunbar Schultze né à Colombo (Ceylan) en 1874 et marié à une anglaise, Anna
Maria Charlesworth, née en 1870. Ce sont eux qui ont fait ériger le monument,
certainement par attachement pour cette reine qui était très appréciée par ses
sujets. Ils sont tous deux morts à Montataire, elle en 1948 et lui en 1951.


Vers 1095, Pierre L’Hermite, aurait séjourné à Montataire, dans une maison troglodyte, peu avant son départ pour la première croisade
Un petit détour ...
Sentier panoramique