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Monuments et Visites
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Le Château et la Collégiale Saint-Evremond |
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Le Château
Le premier château de Creil (Palatium Credilii) fut qualifié de " cretheltense castrum " à l'époque où il fut ravagé par les Normands en 860 et 894. Derrière l'hôtel de ville, à l'emplacement de la collégiale Saint Evremond, on peut voir les vestiges de l'ancien château reconstruit par Charles V au XIVème siècle (en 1374) à l'emplacement d'un château-fort beaucoup plus ancien. Il fut vendu par le prince de Condé
et fut en partie démoli en 1784. De nombreux rois de France, de Saint Louis à Louis XIV, y séjournèrent, en particulier Charles VI qui y soigna sa folie. C'est dans la maison Gallé Juillet devenue musée municipal que se trouvent les éléments les plus anciens (XIIIème siècle).
La Collégiale
Saint-Evremond
Edifiée au XIIIème siècle au voisinage du château, la collégiale Saint-Evremond demeura 5 siècles sans subir de remaniements, on la laissait vieillir tranquillement. Mais en 1767, le cardinal de Gesvres, évêque de Beauvais, dut la mettre en interdit, sa vétusté la rendant dangereuse. Des travaux furent entrepris, en 1782 le portail disparut pour construire une grange dîmeresse ; sur les charpentes neuves, l'ardoise remplaça la vieille tuile. Le 30 avril 1791, la collégiale fut vendue comme bien national. Le clocher fut jeté bas en 1825, et, en 1876, les deux collatéraux. Elle fut détruite au début du siècle pour permettre la construction de l'hôtel de ville après avoir servi de magasins à la Faïencerie. Les chapiteaux et autres vestiges qui ont pu être récupérés lors de la démolition sont conservés au musée.
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Au fond de la cour de l'Hôtel de Ville, se trouve une belle demeure entourée de ses jardins à la française : la Maison Gallé Juillet, devenue aujourd'hui Musée.
Demeure familiale bourgeoise du XIXème siècle, la Maison Gallé Juillet a été bâtie en 1788 sur une partie des restes du château de Charles V. Elle évoque en ses 19 pièces la vie provinciale de la bourgeoisie de l'époque.
Des personnages attachants y ont vécu : l'anglais Jacques Bagnall, au 1er tiers du XIX ème siècle, directeur technique de la Faïencerie dont les produits ont rendu célèbre le nom de Creil (1800-1895), le Docteur Jules Juillet. son neveu par alliance, maire de Creil sous Napoléon III, puis Ernest Gallé, gendre du Docteur Juillet, ami des arts, cousin des Boulanger de Choisy le Roi et d'Emile Gallé, verrier célèbre de Nancy. Plus proche de nous, Auguste et Berthe Gallé dont le fils unique Maurice, tombait à Bouchavesnes en 1916 à l'âge de 22 ans.
Afin d'éviter la disparition des souvenirs accumulés sur un siècle dans cette maison, Auguste et Berthe Gallé firent don à la ville de Creil de l'ensemble de la propriété à charge de lui conserver intégralement son caractère.
Dans ce lieu habité par trois générations successives et rempli d'une multitude d'objets, bibelots, vêtements, on remarquera des pièces de grande valeur. Mobilier, tableaux et faïences s'y côtoient harmonieusement.
En visitant cette maison de deux étages, vous serez surpris par l'atmosphère particulière de chaque pièce. La cuisine, très pittoresque, sous ses voûtes du XIIIème siècle renferme des cuivres rutilants dont une magnifique fontaine du XVIIIème siècle. Le Salon bleu est meublé de guéridons, secrétaire et fauteuils Empire en tapisserie de Beauvais représentant les Fables de La Fontaine. Le XVIIIème est présent par une commode en laque rouge, des pastels, consoles et des porcelaines de Sèvres provenant du mobilier de la princesse de Lamballe chez qui servait Martin Juillet, ancêtre du Docteur. Une coiffeuse d'homme signée Cordier (XVIIIème siècle) est l'élément le plus marquant de la chambre de Maîtres.
Le fumoir, la salle de billard, deux pièces bien masculines, ainsi que la chambre de Maurice Gallé tranchent avec le boudoir, où l'on voit revivre les dames qui se sont succédées dans cette maison. Au 2ème étage, on admirera en plus des trois belles chambres, Empire et Restauration, une collection de jouets, soldats de plomb et poupées anciennes, des coquillages et fossiles et surtout la pièce réservée aux faïences de Creil. Les objets exposés montrent la grande diversité et l'évolution de la production des faïences de Creil et de Montereau au XIXème siècle.
Les oeuvres de peintres amateurs ou connus tels qu'Oudry, Giraldon, d'Aubigny, Dupré, … ornent les murs de presque toutes les pièces. On pourra admirer de très belles pendules dont une (celle de la cuisine) sonne encore les heures et donne de la vie à la Maison Gallé Juillet. Un trésor de pièces Gallo-romaines est, de plus, exposé dans une des salles ogivales du Musée.
Musée Gallé Juillet - Cour du Château 60100 CREIL
( 03 44 29 51 50)
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Le KIOSQUE, construit à la pointe de l'Île Saint Maurice, en amont, date du XVIIIème siècle.
Il est parfois appelé "temple de l'amour" et a été classé monument historique en 1924.
L'Île Saint Maurice fut ainsi appelée par Madame Gallé en souvenir de son fils Maurice tué en 1916 à la Grande Guerre.
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L 'église Saint Médard est la plus bizarrement conçue que l'on puisse imaginer. Son histoire explique sans doute cette difformité. Mais, cette histoire est aussi intimement liée à celle de la ville de Creil. Ville fortifiée très tôt dans le moyen-âge, Creil était totalement entourée de murs épais et occupait un rectangle d'environ 125 mètres de large sur 300 mètres de long. L'église n'occupait donc qu'un emplacement très exigu. Le choeur fut donc placé tout contre la muraille. L'édifice en quelque sorte, s'écrasa au mur en épousant ses difformités. Mais, par sa position même, l'église fut en partie, voire presque totalement détruite au cours des nombreux sièges que la cité eut à subir durant le moyen-âge. Chaque fois, elle fut restaurée ou rebâtie. Ainsi s'explique également la diversité des styles architecturaux qui la caractérisent. A partir du XIIèm e siècle, jusque et y compris le XVIème, chaque siècle y a marqué sa note particulière, Le clocher primitif a également disparu, remplacé au XVIème siècle par la tour actuelle surmontée d'une flèche et construite à l'écart de la nef.
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Juste avant le pont de la boucherie, sur un des bras de l'Oise, le théâtre a été construit en 1882 (700 places, 2 balcons) par M. MARTIN , marchand de vins en gros, pour faire plaisir à sa femme, ancienne danseuse classique. Il est devenu cinéma-théâtre en 1926.
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La croix qui est actuellement au milieu du pont de Creil a été édifiée en 1759 sur l'ancien pont. Elle était l'emblème du maître pont. Retirée en 1851, la croix des Mariniers fut réédifiée sur la demande des bateliers à proximité de la rivière en 1948.
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L'Hôtel de Ville a été bâti après la démolition des restes du vieux château et de l'ancienne Collégiale Saint-Évremont. La Mairie a été inaugurée le 7 juin 1903 .
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Les tufs ou maisons souterraines étaient creusés dans la roche. Les logements recherchés par les familles modestes au XIXème siècle, présentaient l'avantage d'être chauds l'hiver, frais l'été. Certains sont encore habités. Dans les années 1910, Louis-Paul Carnavin habita à flanc de coteau une grotte. Cet ermite est plus connu des Creillois sous le surnom de Cricri.
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